En France, 10% des femmes subissent des violences conjugales. C'est même la première cause de mortalité et d'invalidité chez les européennes âgées de 16 à 44 ans. N'oublions pas qu'elles sont aussi nombreuses à subir des violences sexuelles ou dans le cadre du travail...
Il ne faut pas croire que les violences ne touchent qu'un certain type de femmes, que certaines classes sociales, ce serait une erreur grossière. Une récente étude fait même apparaître que les femmes cadres sont plus touchées que les ouvrières.
Lorsque les violences sont intra familiales, lorsque la main qui frappe est celle aimée, les conséquences sont désastreuses. Conséquences physiques, l'état de santé des femmes battues est en général déplorable, mais aussi psychologiques. Elles sont humiliées, rabaissées, apeurées, prisonnières. L'homme violent fera tout pour convaincre sa victime qu'elle ne saurait rien faire sans lui, qu'elle est incapable de se débrouiller seule, et elle finit par le croire. J'ai tendance à croire que ce sont eux, ces monstres, qui sont incapables de vivre sans elles et qu'ils craignent tellement de les perdre qu'ils en arrivent à cette attitude honteuse.
Combien de fois avons-nous entendu et fait semblant de ne pas entendre, les appels au secours de l'une d'elles, au motif que cela ne nous regardait pas.
Alors, je vous en supplie, intéressez vous à ce qui se passe autour de vous, et ne soyez pas sourds à la détresse.
Si je vous en supplie, c'est que j'ai été une femme battue. Pendant près de onze ans, et jusqu'à cet été, je n'ai connu que la peur et la souffrance, les humiliations. Je dis "j'ai été", mais je le suis peut être encore car la peur sera toujours là. Je sursaute encore quand il y a du bruit chez moi parce qu'une porte n'arrête pas ces gens là. Je regarde toujours derrière moi, je fais sans cesse des cauchemars. Je sais que les humiliations ne sont pas finies, et que mon divorce sera l'occasion encore une fois d'essayer de me diaboliser pour justifier l'injustifiable. Je sais aussi que je serai seule à l'affronter parce que les gens ont peur de lui. Enfin, je suis sûre qu'il ne me laissera pas recommencer à vivre tranquille. Quand j'ai eu le malheur de rencontrer quelqu'un, il l'a harcelé, menacé. Il est toujours là même s'il a fui à dix mille kilomètres parce qu'il doit être jugé prochainement pour d'autres faits. Il s'est inscrit sur les forums sur lesquels j'interviens régulièrement. Il lira probablement cet article, il pensera ce qu'il en voudra. Sûrement que tout est faux et que je n'avais qu'à pas le "pousser à bout". Il a également piraté mes messageries et écrit des mails injurieux signés de mon nom à certains de mes contacts. Et ce n'est rien comparé à ce qu'ont été ces années de cauchemar et de terreur...
Ce témoignage juste pour vous dire que j'ai crié, que j'ai appelé au secours des centaines de fois et qu'on ne m'a jamais aidé, juste regardé de travers le lendemain. Que pour ma famille, quand j'ai commencé à demander de l'aide, il fallait se taire, parce que c'était humiliant et que le linge sale doit se laver en famille. Qu'il fallait rester parce qu'on ne divorce pas quand on a des enfants.
Au jour d'aujourd'hui, je me retrouve, à 28 ans, seule, fauchée, avec 4 enfants à charge, le nez trois fois cassé, le coccyx cassé et j'ai développé un lupus érithémateux systémique, sûrement en réaction au stress. Une partie de moi est morte, l'autre est plus forte, elle sait ce qu'il ne faut plus jamais accepté.
Alors, ne soyons plus sourds, vous comme moi, à ce qui se passe chez nos voisins. Ne nous cachons plus derrière le respect de la vie privée pour ne pas aider notre prochain. En France, environ 6 femmes meurent tous les mois sous les coups de leur conjoint. C'est intolérable
Il ne faut pas croire que les violences ne touchent qu'un certain type de femmes, que certaines classes sociales, ce serait une erreur grossière. Une récente étude fait même apparaître que les femmes cadres sont plus touchées que les ouvrières.
Lorsque les violences sont intra familiales, lorsque la main qui frappe est celle aimée, les conséquences sont désastreuses. Conséquences physiques, l'état de santé des femmes battues est en général déplorable, mais aussi psychologiques. Elles sont humiliées, rabaissées, apeurées, prisonnières. L'homme violent fera tout pour convaincre sa victime qu'elle ne saurait rien faire sans lui, qu'elle est incapable de se débrouiller seule, et elle finit par le croire. J'ai tendance à croire que ce sont eux, ces monstres, qui sont incapables de vivre sans elles et qu'ils craignent tellement de les perdre qu'ils en arrivent à cette attitude honteuse.
Combien de fois avons-nous entendu et fait semblant de ne pas entendre, les appels au secours de l'une d'elles, au motif que cela ne nous regardait pas.
Alors, je vous en supplie, intéressez vous à ce qui se passe autour de vous, et ne soyez pas sourds à la détresse.
Si je vous en supplie, c'est que j'ai été une femme battue. Pendant près de onze ans, et jusqu'à cet été, je n'ai connu que la peur et la souffrance, les humiliations. Je dis "j'ai été", mais je le suis peut être encore car la peur sera toujours là. Je sursaute encore quand il y a du bruit chez moi parce qu'une porte n'arrête pas ces gens là. Je regarde toujours derrière moi, je fais sans cesse des cauchemars. Je sais que les humiliations ne sont pas finies, et que mon divorce sera l'occasion encore une fois d'essayer de me diaboliser pour justifier l'injustifiable. Je sais aussi que je serai seule à l'affronter parce que les gens ont peur de lui. Enfin, je suis sûre qu'il ne me laissera pas recommencer à vivre tranquille. Quand j'ai eu le malheur de rencontrer quelqu'un, il l'a harcelé, menacé. Il est toujours là même s'il a fui à dix mille kilomètres parce qu'il doit être jugé prochainement pour d'autres faits. Il s'est inscrit sur les forums sur lesquels j'interviens régulièrement. Il lira probablement cet article, il pensera ce qu'il en voudra. Sûrement que tout est faux et que je n'avais qu'à pas le "pousser à bout". Il a également piraté mes messageries et écrit des mails injurieux signés de mon nom à certains de mes contacts. Et ce n'est rien comparé à ce qu'ont été ces années de cauchemar et de terreur...
Ce témoignage juste pour vous dire que j'ai crié, que j'ai appelé au secours des centaines de fois et qu'on ne m'a jamais aidé, juste regardé de travers le lendemain. Que pour ma famille, quand j'ai commencé à demander de l'aide, il fallait se taire, parce que c'était humiliant et que le linge sale doit se laver en famille. Qu'il fallait rester parce qu'on ne divorce pas quand on a des enfants.
Au jour d'aujourd'hui, je me retrouve, à 28 ans, seule, fauchée, avec 4 enfants à charge, le nez trois fois cassé, le coccyx cassé et j'ai développé un lupus érithémateux systémique, sûrement en réaction au stress. Une partie de moi est morte, l'autre est plus forte, elle sait ce qu'il ne faut plus jamais accepté.
Alors, ne soyons plus sourds, vous comme moi, à ce qui se passe chez nos voisins. Ne nous cachons plus derrière le respect de la vie privée pour ne pas aider notre prochain. En France, environ 6 femmes meurent tous les mois sous les coups de leur conjoint. C'est intolérable
J'essaie de faire connaître à un maximum de gens les difficultés et les aberrations que rencontre la femme battue qui décide de ne plus l'être, et de rassembler des témoignages. Merci de faire connaître ce blog, de le faire tourner et n'hésitez pas à laisser vos commentaires. Merci !
Site à visiter : violence que faire